Nouvelle adresse belge en Antarctique

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  • La station scientifique Prinses Elisabeth se trouve pas loin du littoral. Photo: IPF

    La base avec des instruments météorologiques. Photo: IPF

    Des éoliennes et des panneaux solaires fournissent de l'énergie. Photo: IPF

    La base scientifique comme la voient les enfants. Photo: IPF

    L'accumulation de glace et la formation de icebergs. Photo: IPF

    Le marathon dans des conditions extrêmes.

    Loin de chez eux. Photo: IPF

    La base inspire toutefois les auteurs des BD. Photo: IPF

  • Nouvelle adresse belge en Antarctique
    16.02.2009 16:35

    On n’a pas lésiné sur les moyens pour réaliser la nouvelle base Princesse Elisabeth à Utsteien.  La base de recherche est la première base « zéro émission » jamais construite. Le bâtiment a été conçu pour loger les scientifiques de manière confortable tout en consommant un minimum d’énergie. Le dimanche 15 février, son inauguration a pourtant demandé quelques centaines de tonnes d’équivalent CO2 pour emmener les invités jusqu’en Antarctique.

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    Zéro émission

    Le bâtiment est si bien isolé qu’il nécessite très peu d’énergie. La circulation d’air s’effectue via un système sophistiqué. L’énergie est issue de sources renouvelables : neuf éoliennes et  des panneaux solaires photovoltaïques fournissent de l’électricité, jusqu’à 100 kWh, tandis que pour chauffer la base et faire fondre la neige pour la production d’eau potable, ce sont des panneaux solaires thermiques qui sont utilisés. La plupart des panneaux sont exposés vers le nord. En effet, comme on se trouve dans l’hémisphère du sud, le soleil brille au nord à midi. L’eau est entièrement recyclée, et réutilisée pour 75 %. Un quart de l’eau, après avoir été recyclé 5 fois, est évacué.

    La recherche scientifique

    La base scientifique a un double objectif : effectuer de la recherche fondamentale sur le  climat et sensibiliser les gens aux problèmes écologiques. Différents pays et instituts scientifiques ont toutefois un très grand intérêt dans la base antarctique belge. La recherche scientifique est notamment axée sur la géologie et l’étude des micro-organismes autour de la base. Des glaciologues vont rassembler des données sur l’accumulation de neige et le mouvement du glacier. En plus, la base veut communiquer et faire de l’éducation. Le message est le développement durable. Ce bâtiment en Antarctique est capable de fournir sa propre énergie, sans aucune émission de gaz contribuant à l’effet de serre. Ce qui montre que de telles techniques pourraient être utilisées sous des climats plus modérés.

    Le temps en Antarctique

    Contrairement au pôle Nord qui n’est constitué que de glace, l’Antarctique est un continent entouré d’océans.  Sur ce continent très froid, l’air est lourd, engendrant le développement d’un anticyclone permanent.  Cet air est si froid qu’il ne contient guère de vapeur d’eau et il ne tombe donc pas beaucoup de neige en cet endroit du globe. Mais toute neige qui tombe ne fond pas et s’accumule donc année après année, formant une couche de glace de quelques kilomètres. En bordure du glacier, cette épaisse couche de neige compacte se morcelle pour former des icebergs. En raison de la présence de l’anticyclone, le temps  dans l’intérieur du pays est très stable. Pendant les mois d’été, d’octobre jusqu’à mars, le soleil brille très souvent. On peut contempler des ciels profondément bleus, parfois perturbés par des nuages d’altitude accompagnés d’altocumulus lenticularis. En raison de la grande sécheresse de l’air, la visibilité est excellente, avec une vue à des centaines de kilomètres. En hiver, la nuit règne pendant six mois au sud du cercle polaire. Les régions en bordure du littoral sont moins froides, mais souffrent souvent de tempêtes de neige. Par rapport à l’intérieur du pays, le mercure peut y grimper au-dessus du point de congélation.  Le vent souffle pourtant aussi violemment à l’intérieur du pays, où il n’y a pas un obstacle pour l’affaiblir. La station météorologique la plus froide du monde se trouve à Vostok, où le mercure dégringola jusqu’à -89°C, le 21 juillet 1983.

    Marathon sur la plaine de glace

    Marc Dekeyser, un employé de l’institut Météorologique et Océanographique, est resté pendant trois mois à Patriot Hills (voir carte). Il était responsable des bulletins météo, importance vitale pour les avions qui doivent atterrir en toute sécurité. Suivre et prévoir le temps est donc crucial. Marc a toutefois fait plus : dans des conditions extrêmes, il a couru 100 km en à peine 12 heures et 50 minutes, en gagnant le Antartic Ice Marathon.  Qui sait le faire sous un vent fort et des températures de -15 degrés ?

    Sources: www.antarcticstation.org, www.icemarathon.com, www.waterweerwind.be, Photos IPF, International Polar Foundation

    Auteur : DH