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Surface couverte par la glace océanique le 17 avril 2009
L’épaisseur de la glace en Antarctique. Le rouge indique une épaisseur plus importante.
Surface de la glace océanique en Antarctique.
Depuis les années 90, la surface couverte par la glace océanique augmente.
Tandis que la bordure du continent se réchauffe, l’arrière-pays se refroidit. Source: Nasa
L’été le long de la côte Antarctique. La période de ponte des pingouins. Photo: Harry Otten
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Automne en Antarctique27.04.2009 09:25
Automne sur le continent froid
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Le printemps bat son plein dans nos contrées, le soleil monte de plus en plus haut dans le ciel et prends de plus en plus de forces. Sur l’hémisphère sud par contre, la période d’été s’est terminée et le soleil se lève de moins en moins au-dessus de l’horizon ; on se trouve donc en automne. Tout à fait au sud, en Antarctique, « l’automne » signifie plutôt que le froid est de retour. On peut à peine y parler d’été, en tout cas pas comme on l’entend chez nous en Belgique. La période plus chaude se fait surtout ressentir en bordure du continent. La couche de neige supérieure fond et des plantes peuvent alors y pousser (à voir sur la photo en bas, ici à gauche). C’est également la période pour les animaux de mettre des petits au monde et de préparer leur descendance pour l’hiver glacial. Dans l’arrière-pays, la couche de glace reste inchangée. Là, la neige persiste même en « été ». En hiver, le mercure avoisine en moyenne -50°C, en été la température se situe aux alentours de -10°C. Les jours précédents par exemple, il faisait déjà extrêmement froid à Vostok (lieu le plus froid au monde). Au moment d’écrire ces lignes, la température y atteint -70°C. On peut voir les observations et prévisions de cet endroit « exotique » ici. À la côte, le mercure dépasse régulièrement la barre des zéro degré. C’est sur les bords du continent qu’en été la neige et la glace fondent partiellement.
La glace s’épaissit
L’épaisseur de la glace océanique en Antarctique change d’année en année. Avec le réchauffement actuel de la planète, un amincissement est donc plausible. Surtout parce que parfois, des grandes plaques de glace se déchirent. Cependant, un agrandissement à été observé l’année dernière. Sur l’image ci-contre, la distribution moyenne de la glace entre 1979 et 2000 est présentée. Cette année, la glace atteint clairement une plus grande superficie, par exemple le champ de glace de Ross et de Weddell. Aussi, l’épaisseur est plus importante que la moyenne à long terme. Mais, l’épaississement n’est pas partout pareil. Ceci peut être vu sur la deuxième image ci-contre. Entre temps, l’automne a commencé et la glace devient de plus en plus épaisse. Sur la troisième image ci-contre, on peut suivre la progression. En ce moment, la superficie de la glace atteint 6 million km². Elle dépasse donc le minimum, qui est atteint environ à la mi-février avec 2 million km². Ensuite, elle grandit à une énorme vitesse pour atteindre un maximum de 15 million km² à la mi-septembre.
Faible amincissement en bordure
À partir des années 90 du siècle précédent, les anomalies de glace positives dominent, comme on peut le voir sur la dernière image. Ceci veut dire qu’il y avait plus d’années durant lesquelles il y avait plus de glace qu’en moyenne. Les scientifiques expliquent ceci par une augmentation de la précipitation entre 1984 et 1995. Toutefois, le réchauffement climatique n’épargne pas non plus ce continent glacial. Des mesures démontrent que la température moyenne sur les bords du continent a augmenté d’un demi-degré par rapport à la moyenne à long terme, comme on peut voir sur l’image ci-contre. Tandis que le continent même s’est refroidi les 20 dernières années, les zones côtières se sont çà et là fortement réchauffées. Surtout les couleurs rouge foncées de la Péninsule Antarctique sur l’image ci-contre sautent aux yeux. Les climatologues prévoient que « seulement » 10% de la glace va fondre dans les 100 prochaines années, par rapport à 60% pour le Pole Nord.
Source : Meteogroup
Auteur : DH
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