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Les fortes pluies et les averses orageuses sont associées à un champ de basse pression qui s’est installé depuis un certain temps juste au sud des côtes méridionales de la France. Le courant de sud en résultant pousse cet air humide et chaud contre les Alpes que cet air est obligé de surmonter. Ce champ de basse pression est la conséquence du contraste thermique présent à ce moment en Europe : de l’air relativement froid sur le Nord et de la chaleur sur le Sud-Est (avec par exemple 40 degrés dans le nord de la Grèce).
C’est dans le sud de la France que l’on relève la plupart des journées avec des averses torrentielles. C’est essentiellement près de Montpellier que l’on observe le nombre de jours le plus important avec ces très fortes averses. Source : Meteo France
Des averses orageuses peuvent être la source de magnifiques photos. Photo : Frank Mattes
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Le Midi sous les eaux17.06.2010 13:11
Grandes différences
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Dans la région du département du Var, on n’avait encore jamais vu çà. Cela peut éventuellement arriver en automne, lorsque la température de l’eau de mer est encore chaude et qu’une évaporation de l’eau est encore très importante au-dessus de la Méditerranée. Or, à ce moment, la température d’eau de mer n’est pas encore très élevée. En revanche, de l’air particulièrement froid en altitude a permis le déclenchement d’une forte instabilité. Cela a contribué à générer de fortes pluies sur une courte période. Entre mardi soir et mercredi matin, les pluies ont été torrentielles en de nombreux endroits et, localement, un cumul de 400 l/m² a été relevé. Durant environ 18 heures, il est tombé là-bas ce qu’il tombe chez nous en 6 mois. Il n’était donc pas étonnant d’assister à ces inondations meurtrières. On a pu remarquer de grosses différences dans les cumuls pluviométriques : on a récolté 20 l/m² à Nice et, à Marseille, il est tombé à peine plus de 50 l/m² en 3 jours. En revanche, à Hyères, une station balnéaire située entre Fréjus et Marseille, il est tombé plus de 200 l/m². Les quantités les plus importantes ayant été observées sur les reliefs (par endroits jusqu’à 400 l/m²).
Davantage de pluie en montagne
Comme il y a 5 ans et également un peu avant en 2002, il est tombé des quantités de pluie comparables à celles-ci. Souvent, le caractère montagneux d’une région est la cause de fortes précipitations. Sur la carte ci-contre, vous voyez le nombre de jours avec des précipitations supérieures à 200 l/m² (ou 200 mm). L’air en provenance de la Méditerranée et pénétrant en France viendra forcément butter contre des montagnes. La seule issue possible étant la vallée du Rhône. L’air s’engouffrant dans cette issue est à l’origine d’un fort vent de secteur sud. Ce fort vent est en fait le pendant du mistral. Cependant, une partie de l’humidité et de l’air chaud ont les montagnes comme obstacle. Ainsi, cet air déjà volatile par nature sera forcé de s’élever rapidement. Les averses qui se déclencheront suite à ce phénomène seront bien entendu poussées vers le nord, mais d’autres se développeront aussitôt. Et tant que les systèmes de pression maintiendront ce flux de sud, les averses éclateront sans cesse. Et cela toujours aux mêmes endroits.
Auteur : DH
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