L’année 2011 exceptionnellement chaude

réclame
Mon MeteoGroup
  • A l’exception de juillet et août, chaque mois (ligne rose) a été plus doux que la normale (ligne rouge). Source IRM

    Deux sauts importants dans les températures moyennes annuelles, par exemple en 1910 et en 1988. A partir de 1988, la température est 2 degrés supérieure à la moyenne de la période de 1833-1910. Source IRM

    Soleil généreux au printemps. Photo de Catherine Leceuvre.

    La « mousson » européenne nous arrivait au cours du mois de juillet. Photo de Vincent Stijns

    Denis Kemp nous envoyait cette photo d’une atmosphère menaçante durant l’été.

  • L’année 2011 exceptionnellement chaude
    08.01.2012 17:00

    L’année 2011 fut chaude, exceptionnellement chaude. Jetons un coup d’œil aux chiffres. La température moyenne pour cette année est de 11,6°C pour une normale de 10,5°C (période entre 1981 et 2010). Le record précédent remonte à 2007 avec 11,5°C (+0,1°C) et ensuite 2006 avec 11,4°C (+0.2°C). Cela signifie donc que 3 des 5 années les plus chaudes ont été observées au cours des 5 dernières années. Il semble donc que le réchauffement climatique mondial est également sensible en Belgique. Une autre confirmation ? Les 10 années les plus chaudes à Uccle ont été observées après 1988. A partir de cette année et jusqu’à présent, la température moyenne est de 10,8 degrés, soit 2 degrés supérieurs à la température annuelle moyenne sur base de la période climatique s’étalant de 1833 à 1910. Cela se remarque surtout par des hivers doux et humides.

    • Publicité

    Records de sécheresse et d’ensoleillement

    L’année 2011 n’a pas seulement été l’année la plus chaude. Elle fut également à l’origine d’autres records.  Si nous consultons les courbes de températures, nous remarquons que les températures ont été élevées lors de chaque mois. Seuls juillet et août ont fait exception. L’automne, aussi bien que l’hiver ont été plus doux  avec un écart de 1,5°C par rapport à la normale. Quant au printemps, c’est de 2,1 degrés qu’il a été plus doux que la normale. C’est donc sans surprise que l’on apprendra que le soleil s’est montré particulièrement généreux durant ce printemps. Il a brillé durant 707 heures et 16 minutes alors que la moyenne si situe aux alentours de 463 heures. Ce record a dépassé largement le précédent. En effet, le soleil s’est montré 56 heures de plus qu’en 1893. Le printemps a terminé également sur le podium des mois les plus secs avec seulement 71 mm de précipitations. Il a fait plus sec en 1893 avec 38 mm et en 1976 avec 69 mm. Naturellement, si personne ne se souvient de 1893, le printemps 1976 est resté dans les mémoires. Tout comme en 1976, la sécheresse a provoqué des incendies qui ont fait les gros titres des journaux. Ces incendies ont sévit dans les Hautes Fagnes et en Campine.

    Pas d’été

    L’été 2011 semblait, au début en tout cas, suivre le chemin de l’été 1976 avec des valeurs comparables pour les quantités de précipitations, plutôt déficitaires. Mais cette période de sécheresse s’est arrêtée avec le mois de juin. Et la suite, tout le monde la connaît : un été trop froid (température inférieure de 0,8 degré par rapport à la normale à Uccle) et des précipitations fréquentes et copieuses. En automne, les dieux de la météo, ont voulu rééquilibrer la situation. L’arrière-saison fut agréable, avec un parfum estival, grâce à un ensoleillement généreux et des précipitations peu nombreuses.

    Source: IRM