Diminution de la glace de mer arctique (banquise arctique)

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  • Étendue de la glace de mer arctique (en millions de km²

    Écart de température de la moyenne entre décembre 2015 et février 2016 par rapport à la moyenne de la période 1981-2010

  • Diminution de la glace de mer arctique (banquise arctique)
    13.04.2016 09:43

    En fin d’été, puis en automne et en hiver, le froid polaire s’installe dans les zones arctiques et la surface de l’océan se refroidit. Lorsque l’eau atteint la température de -1,8°C, des cristaux de glace se forment à la surface de l’océan. Une fois cette couche de glace formée, le processus ralentit et la banquise s’épaissit lentement. La glace de mer s’étend peu à peu pour atteindre une étendue maximale en mars. Cette année, l’étendue maximale a été observée le 24 mars. Elle a, cette année, atteint 24,52 millions de km², soit 7% de moins que la médiane 1981-2010. Un nouveau record à la baisse a dès lors été atteint depuis le début des mesures par satellite en 1979.

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    Des records de température en décembre, janvier et février dans les zones arctiques peuvent expliquer ce nouveau record. En effet, la température de l’air très douce au bord de la glace de mer a fait fondre celle-ci par ses bords, là où elle est la plus mince et donc la plus vulnérable.

    De plus, les vents de surface ont été défavorables en janvier et février, en apportant de l’air chaud du Sud et en repoussant la glace de mer vers le Nord, réduisant ainsi son extension.

    Malheureusement, le réchauffement de l’eau océanique va jouer un rôle encore plus important dans le futur, en réduisant encore plus l’épaisseur et l’étendue de glace de mer. Ainsi, il semble très probable que nous observerons de nouveaux records à la baisse dans les années à venir. Les eaux océaniques plus chaudes ne laisseront alors plus la glace de mer s’étendre tant vers le Sud.

    Cette diminution de l’étendue de la glace de mer jouer un rôle important pour maintenir la température de la Terre. La surface blanche de la glace reflète en effet l’énergie solaire que l’océan absorberait sans glace. Sans cette glace de mer, l’énergie solaire est donc absorbée, engendrant un réchauffement global.